ANGELINNA, Proposition #4 

               Pia MYrvoLD - COLOSS ISLAND


ANGELINNA Proposition #4, Pia MYrvoLD, COLOSS ISLAND, vue ensemble.

Pia MYrvoLD - COLOSS ISLAND

Le code fractal des cristallisations sans fin qui est pour partie humain, pour partie vecteur de transmission, se définit aléatoirement comme improvisation libre.

Coloss Island allie deux titres. Le Colosse renvoie aux figures symboliques du fronton des portes des cités anciennes mais également aux mythes et contes de fées où l'alchimie pouvait créer des substances vivantes, des armées, des soldats ou des homoncules.

Island fait référence au titre de Michel Houellebecq La Possibilité d'une île, où il décrit une existence « blanc sur blanc » de l'intelligence artificielle et aborde l'éventualité qu'une telle conscience soit améliorée ou téléchargée dans d'étranges versions synthétiques. Le titre renvoie aussi bien à la construction d'un nouvel habitat dans l'espace qu'à des biosphères artificielles fabriquées par l'homme sur Terre.


The fractal code of endless crystallizations that is part mankind, part vector, defines itself randomly like free improvisation.

Coloss Island combines two titles, the Colossus refers to the symbolic figures at the gates of ancient cities, but also those in myths and fairy tales, where alchemy could create living substance, armies, soldiers of homonculus.

Island refers to Michel Houellebecq's book The Possibility of an Island, where he describes a "white on white" existence of artificial intelligence and the eventuality of such a consciousness being upgraded or uploaded into strange synthetic versions. The title refers as well to the reality of construction of new habitat in space or man-made biospheres on Earth.

ANGELINNA Proposition #4, Pia MYrvoLD © Michel Clerbois 


Pia MYrvoLD, GardenSenses02-PR.40x30 inches (102x76 cm), 2014, digraphic edition #20 

© Pia MYrvoLD - 1300 e

 Pia MYrvoLD, Coloss Island, Ed 20 ex, 58 x40, 

© Pia MYrvoLD - 400e

Pia MYrvoLD, GardenSenses-PR..40x30 inches (102x76 cm), 2014, digraphic edition #20

© Pia MYrvoLD - 1300 e

Pia MYrvoLD, Coloss-Island-Fall-PR. 77 x 58 cm, 2014, digraphic edition #20 © Pia MYrvoLD -800 e

Pia MYrvoLD, Metamorph-Expandium-PR 40x30 inches (102x76 cm), 2014, digraphic edition #20 © Pia MYrvoLD - 1300 e

Pia MYrvoLD, Metamorph-SpiralHelix-PR 40x30 inches (102x76 cm), 2014, digraphic edition #20 © Pia MYrvoLD - 1300 e

Pia MYrvoLD - Artist and futurist

Pia MYrvoLD with his daughter Isa, Brussels © Michel Clerbois

Pia MYrvoLD is a Paris-based artist and futurist specialised in interactive art interfaces that involve the public on a deeper level in the thinking and the creative process. Through technology and multimedia like 3D animation, painting, video, fashion and design. MYrvoLD builds new relationship between the art, the dissemination of ideas and the public. Her art exhibitions and installations spearhead new roles for the future of the museum and the intrinsic role of art in building future societies.

Through her 3D worlds and VR installations, MYrvoLD shows us that art and language are virtual concepts rooted in historic procreation, cultural structure and fluid identities. The fractal instinct to build presents itself in this era of technologies and global connectedness with new media, through perception, imagination, and participation with individual and collective creativity.

The installation ART AVATAR at the Centre Pompidou in November 2014 suggested a fractal bridge from the past to the future. Key elements where a virtual reality space mirrored with exact detail the real space in real time allowed the public to make their personal animated sculpture visible in the virtual space. By using tracking devices and infrared motion sensors, the public's role changes from spectator to co-creator without compromising the artistic content and experience of the exhibition. Her 2015 project, WANDS, - a first generation smart sculptures and the ongoing large scale Syn-Energy sculpture project aim to integrate the process of artistic production with industry, urban culture planning, energy harvesting and to be an inspirational model for government and urban developers.

In 2016 New York Times invited her as a key presenenter in the conference Art for Tomorrow in Doha, establishing her importance and reputation as an innovateur and pioneer in contemporary and new media art on the international scene. MYworLD is represented by galleries in Paris, New York, San Francisco, Miami and is exhibiting regularly in China, US, Europe, Scandinavia and Middle East



Pia MYrvoLD
est une artiste parisienne et futuriste spécialisée dans les interfaces artistiques interactives qui impliquent le public à un niveau plus profond dans la réflexion et le processus créatif. Grâce à la technologie et au multimédia comme l'animation 3D, la peinture, la vidéo, la mode et le design, MYrvoLD construit une nouvelle relation entre l'art, la diffusion des idées et le public. Ses expositions et installations d'art ouvrent de nouveaux rôles pour l'avenir du musée et le rôle intrinsèque de l'art dans la construction des sociétés futures.

À travers ses mondes 3D et ses installations VR, MYrvoLD nous montre que l'art et le langage sont des concepts virtuels enracinés dans la procréation historique, la structure culturelle et les identités fluides. L'instinct fractal à construire se présente dans cette ère de technologies et de connectivité

globale avec les nouveaux médias, à travers la perception, l'imagination et la participation à la créativité individuelle et collective.

L'installation ART AVATAR au Centre Pompidou en novembre 2014 a suggéré un pont fractal du passé vers le futur. Éléments clés où un espace de réalité virtuelle reflétant avec précision l'espace réel en temps réel permettait au public de rendre visible sa sculpture animée personnelle dans l'espace virtuel. En utilisant des dispositifs de suivi et des détecteurs de mouvement à infrarouge, le rôle du public passe du spectateur au cocréateur sans compromettre le contenu artistique et l'expérience de l'exposition.

Son projet 2015, WANDS, - une première génération de sculptures intelligentes et le projet de sculpture Syn-Energy à grande échelle visent à intégrer le processus de production artistique à l'industrie, la planification culturelle urbaine et la récupération d'énergie.

En 2016, le New York Times l'a invitée comme conférencière clé à la conférence Art for Tomorrow à Doha, établissant son importance et sa réputation d'innovatrice et de pionnière de l'art contemporain et des nouveaux médias sur la scène internationale. MYworLD est représenté par des galeries à Paris, New York, San Francisco, Miami et expose régulièrement en Chine, aux États-Unis, en Europe, en Scandinavie et au Moyen-Orient.

For her fourth proposal, Angelinna invites you to discover the works of the Norwegian artist Pia MYrvoLD (1960).

Pia MYrvoLD, multidisciplinary artist lives and works in Paris. "Coloss Island" is his first solo exhibition in Brussels and presents a series of digraphic, digital art is one of the major research of the artist, a medium in which she has made a worldwide reputation.

In May, Pia MYrvoLD will present an installation in off, during the Venice Biennial.

You will find attached various information concerning his career, his work, these projects

We are at your disposal for any additional information and thank you in advance for your attention and for the possible follow-up to this project.

Pour sa quatrième proposition, Angelinna vous propose de découvrir les oeuvres de l'artiste norvégienne Pia MYrvoLD (1960).

Pia MYrvoLD, artiste pluridisciplinaire vit et travaille à Paris. "Coloss Island" est sa première exposition personnelle à Bruxelles et présente une série de digraphic. L'art digital est une des recherches majeurs de l'artiste, médium dans laquelle elle s'est faite une réputation mondiale.

Au mois de mai,Pia MYrvoLD présentera une installation en off, lors la biennale de Venise.

Vous trouverez ci-joint, divers informations concernant son parcours, son travail, ces projets.

Nous nous tenons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires et vous remercie d'avance pour votre attention et pour les suites que vous pourriez apporter à ce projet.


Sandra Caltagirone, Fluxnews n°79, mai 2019

Pia MYrvoLD - Coloss Island

Artiste pluridisciplinaire, Pia MYrvoLD (1960) est une norvégienne vivant à Paris. Depuis quarante ans, elle se distingue par diverses techniques artistiques, mais s'est surtout investi dans l'univers digital où elle fut pionnière dans de nouveaux média. Pia MYrvoLD vogue entre les divers modes de représentations à travers le monde : Paris, Venise, New York, San Francisco, Miami, de la Scandinavie au Moyen Orient.MYrvoLD construit une nouvelle relation entre l'art, la diffusion des idées et les publics. Ses expositions et installations interactives se présentent à l'ère des technologies et des nouveaux média de connection globale comme des interactions entre les mondes virtuels et réels.Pour sa première exposition bruxelloise, Pia MYrvoLD présente dans les vitrines d'Angelinna, un ensemble de digitalprint, issu de la série Coloss Island. Dans cette série commencée en 2016, par les Cubeway, elle crée des œuvres qui sont issues d'interactions entre la 2D et la 3D, peuvant faire référence à l'abstraction expressionniste américaine, mais ici, la touche n'est plus physique mais virtuelle ; celle des fractales.S'inspirant des figures mythiques des colosses et de l'alchimie de l'existence artificielle, de la bio-chimie au transhumanisme, elle fait un clin d'œil au livre de Michel Houellebecq "La Possibilité d'une Ile" dans lequel est décrit un être ayant une vie éternelle mais qui n'a d'existence que comme intelligence artificielle dans le disque dur de son ordinateur. Coloss Island serait comme une expression de ces données qui nous montrerait ce que nous sommes, ici et maintenant, affirme l'artiste...En mai, lors de la biennale, elle présentera, hors des sentiers officiels, une troisième expérience vénitienne, dans une ancienne église sur la Guidecca. Une proposition originale Time Machine, à partir de ses formes expérimentales LightHackSculpture. Entre projections fractales et prélèvements de morceaux de réalité. Un nouveau challenge pour l'artiste. A suivre...

Agéa Philippe
Bruxelles, avril 2019

                   ANGELINNA, Proposition #3                                               Marcel POLIN - GESTE / FORME

ANGELINNA Proposition #3, Marcel Polin, GESTE / FORME vue ensemble

Marcel POLIN - GESTE n°32 ,2018 acrylique sur toile, 33 x 24 © Marcel Polin - Collection privée

GESTE / FORME

Les peintures que Marcel Polin nous présente, ne sont qu'une partie d'un vaste corpus de séries. Ces séries peuvent alterner entre figuration et non figuration, si abstraction il y a elle est généralement géométrique. Ses peintures abstraites ou figuratives débutent la plupart du temps par un chaos coloré, au travers duquel il cherche une résolution ou plutôt un paradigme plastique, qui lui permettra de décliner sa série jusqu'à épuisement de la forme. Marcel Polin ne travaille pas avec des idées mais avec des formes produites par des actions, une volonté de peindre la peinture. La peinture pour lui est une expérience et une forme de pensée. Cette dernière série débute un peu différemment, l'origine en est un dessin, un signe graphique, un tracé, en fait un geste. Mais Marcel Polin fait peu confiance aux premiers gestes, à la spontanéité, qui souvent n'est que gesticulations. Ce signe est transformé, arrêté, radicalisé, il devient forme peinte, le dessin dessine le fond qui lui-même devient forme. Cette série de peinture est bicolore, les couleurs sont saturées, la surface devient espace par l'introduction d'un nouvel élément coupant la surface, dessin linéaire et discret qui porte au regard une certaine ambiguïté entre planéité et spacialité, forme de perspective lumineuse.

Marcel Polin est un peintre qui nous fait aimer un peu plus la couleur.

André Debono, novembre 2018

                                                                                   MARCEL POLIN - GESTURE /FORM

Marcel POLIN, GESTE n°27, 2018, acrylique sur toile, 60 x 73 - © Marcel Polin

The paintings presented here by Marcel POLIN compose a part of a broader corpus of series. These series oscillate between figuration and non-figuration, if abstraction takes part, it is generally geometric. His paintings, abstract or figurative, emerge from a colourful chaos, through this process he seeks for a resolution or rather a plasticism paradigm, which will then allow him for various declensions throughout the series until exhaustion of the form. Marcel Polin does not work with ideas but with shapes produced by actions, a will to paint.

Painting for him is an experience and a form of thought. This last series began a little differently, the origin came as a drawing, a graphic sign, a trace, simply a gesture. But Marcel Polin choose to not fully trust the first gestures, the spontaneity, which can often just be random kinesics.

The sign is here transformed, stopped, radicalised and becomes a painted shape, the drawing draws the background which itself becomes shape. This paintings' series is two-colored, colors are saturated, the surface becomes space through the introduction of a new element splitting the surface, a linear and discrete drawing putting the spot on a certain ambiguity between flatness and spatiality, a form of luminous perspective.

Marcel Polin is a painter who makes us love color a little bit more.

André DEBONO, November 2018

ANGELINNA Proposition #3, Marcel Polin, GESTE / FORME

 Marcel POLIN © Michel Clerbois

Marcel POLIN, GESTE n°3, 2016, acrylique sur toile, 24 x 19  - © Marcel Polin

 Claude  Lorent, La Libre du 13 févier 2019

ANGELINNA, Proposition #2 

Roger KOCKAERTS - INTERPRETATIONS PHOTOGRAPHIQUES 

Pour sa deuxième proposition l'association ANGELINNA propose dans ses vitrines des œuvres du photographe bruxellois Roger KOCKAERTS (1931) spécialiste des techniques photographiques. Il présentera une sélection à partir des deux séries de recherches « soldats inconnus » et « recyclage », liées à la mémoire et aux médiums photographiques.

« Projet soldats inconnus »

Le procédé photographique historique « carte de visite » a été inventé au début du siècle dernier. La carte de visite se présente comme le portrait d'un personnage dont le tirage est collé sur un carton de dimensions standardisées. Elles ne mentionnent jamais le nom du personnage photographié. Afin d'éliminer les dernières traces d'une reconnaissance physique, les traits du visage sont enlevés par grattage au scalpel. Les procédés utilisés sont le tirage à l'albumine, le tirage au charbon et le procédé argentique. Les cartes de visite manipulées sont présentées dans une enveloppe neutre et encadrés dans un encadrement carré.

Projet « recyclage »

Une collection de plaques de verre historiques d'auteurs inconnus, souvent abimées est recyclée en imprimant les plaques sur un papier de haute qualité à l'aide du procédé au palladium. Le but de ce concept est d'éloigner les objets de leur sens original et, en combinaison avec une représentation sophistiqué, de leur offrir une nouvelle existence conne objet d'art..

ANGELINNA, proposition #2 , Roger KOCKAERTS INTERPRETATIONS PHOTOGRAPHIQUES , vue d'ensemble 

Roger KOCKAERTS - Unknown Soldiers Project Exclusive manipulated original 20th century portrait - 1/1 2014 10,5 x 6,4

© Roger Kockaerts

Roger KOCKAERTS - Projet « recyclage » © Roger Kockaerts.

article de Jean Marc Bodson, Arts Libre, décembre 2018

ANGELINNA, Proposition #1 - 

Michel CLERBOIS - "PHOTO D'ART" -

ANGELINNA, Proposition #1 - Michel CLERBOIS - "PHOTO D'ART" , vue d'ensemble  © Michel Clerbois

 Michel CLERBOIS - PHOTO D'ART n 4,  2017,  cyanotype © Michel Clerbois

proposition #1

MICHEL CLERBOIS

PHOTO D'ART

Michel Clerbois (B, 1958) est un artiste plasticien pluridisciplinaire. Depuis les années 80, il a entamé une réflexion sur l'art et sa représentation, à partir des concepts d'objectivité/subjectivité, d'indiciaire, de traces et d'empreintes. Pour cette exposition, il présente une série de photographies réalisées en 2017 en cyanotypie*, une technique de la photographie, marginale du XIXe siècle, qui fait l'objet d'un regain d'intérêt depuis quelques années. Une douzaine de cyanotypes ont été réalisés par l'artiste durant l'été 2017, à partir de deux plaques de verre d'anciennes enseignes d'un magasin de photographie. Le temps a passé sur ces verres abimés et usés, objets trouvés, désuets et déclassés. Ils sont des témoignages d'une certaine histoire de la photographie. "La Photographie d'Art" sujet vague, flou pourrait-on dire ! avec un petit côté désuet et ringard. La série "PHOTO D'ART" fonctionne comme concept sur le sujet photographique: elle est le sujet et l'objet. La plaque de verre comme négatif. L'image faite "par contact" en une représentation 1/1 du négatif /positif, issu de ce corps à corps. Des variations sur le thème donne à voir diverses possibilités formelles qui font écho à la pratique de la photographie, comme le net et le flou, les niveaux de lecture, le développement, la saturation, mais aussi à la pratique picturale en appliquant le produit sensible, au rouleau en monochrome homogène ou au pinceau avec des nuances et des réserves

"PHOTO D'ART", ce pourrait-être la métaphore de toute la photographie pré-digitale; avec l'utilisation de la lumière, du travail physique du développement et de la transformation chimique du support et l'apparition de l'image qui ont tant fasciné les photographes depuis l'invention de celle-ci; mais aussi une proposition conceptuelle des thématiques comme le paysage, le portrait, le nu, le reportage, le document,.... mais aussi à des pratiques de la photographie sans appareil comme le photogramme, le cliché verre, le chimigramme.


* Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan. Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel. Cette technique est ensuite utilisée par la botaniste Anna Atkins qui va la développer pour ces recherches et en 1843, commence la publication des British Algae qui est le premier ouvrage publié à utiliser des phonogrammes réalisés par cyanotype. En 1853 et 1854 deux autres livres utilisant la même technique, Cyanotypes of British and Foreign Ferns et Cyanotypes of British and Foreign Flowering Plants and Ferns, seront publiés.